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 COMMUNIQUÉ
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Suite au meurtre de Rémi, nous appelons à ce que se constituent des parties civiles par les personnes présentes au Testet, forêt de Sivens, pour soutenir la famille et ne pas lâcher les responsables sur leurs responsabilités, jusqu'au bout.
 
Responsabilité des ministres
Le ministre de l'intérieur : Bernard Cazeneuve qui dit qu'il ne faut pas mélanger les choses, que le barrage est nécessaire, que c'est de l'instrumentalisation politique que d'être accusé... démontre l'autisme et l'irréflexion qui préside aux décisions gouvernementales.
M. Cazeneuve, il n'en demeure pas moins un fait. Vous avez fait le choix de la force, et celle-ci a tué. C'est d'abord une responsabilité politique et probablement pénale. Vous dénombrez le nombre de blessés pour la chapelle policière, mais vous n'indiquez pas que les forces attaquantes et destructrices sont d'abord les "forces de l'ordre", armées et meurtrières, avec son emploi infiniment disproportionné face aux manifestants opposés au projet. Vous n'indiquez pas d'avantage le nombre de blessés côté opposants au barrage. Vous êtes ministre de la République, vous devez servir l'intérêt général. Relisez la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen où il est écrit : « Art. 12. La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. »
 
 Le 1er ministre, Manuel Valls : celui qui coordonne ses ministres, mais qui, en tant que coordinateur, n'a tenu aucun compte de l'enquête en cours engagée par la ministre de l'écologie ni n'a voulu attendre la conclusion de cette enquête pour lancer la construction du barrage et détruire la forêt de Sivens, mais a appuyé, à marche forcée, les bulldozers pour précéder le béton.  Un état d'esprit méprisant de la transformaton écologique qui s'est traduit par une négligence aux conséquences graves. Ce à quoi s'opposeront toujours les manifestants de ce week-end et des jours prochains au Testet, Gaillac, Albi, Bordeaux, Marseille, Paris, Nantes, Rennes, Brest, Chambéry, Lyon, Rouen, Caen, Angers, Lille.....
 
Le Préfet qui a appliqué comme une brute les directives du Ministre de l'intérieur.
 
Le Président du Conseil Général du Tarn : Thierry Carcenac, le bout en train du barrage auréolé d'une phrase  remarquable à propos de Rémi : « Mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement stupide et bête »
 
 
M. Hollande, ces quatre personnes doivent démissionner. Le choix nécessaire de la transition  écologique étant fait, celle-ci doit se traduire dans les faits et non pas être combattue par le gouvernement.
 
Si un gouvernement persiste dans ce déni de responsabilité politique entre le peu de vision qu'il propose et les intérêts du monde ancien,  il ne fait aucun doute que sans changement profond vos orientations permetttront de donner à vos régiments l'autorisation de tuer impunément.
 Pour la Conférence sur le Climat qu'accueille la France en 2015, M. Hollande, Rémi fait déjà partie de votre bilan préparatoire.
 
Nous n'avons pas besoin d'un gouvernement autoritaire, mais tout au contraire, d'un gouvernement réellement intelligent, parce que l'époque est difficile et que le changement ne peut se faire sans intelligence.
 
 
   Nous insistons pour la dissolution immédiate de l'escadron qui a opéré au Testet, mais également pour que le nouveau ministre de l'intérieur passe personnellement au crible la formation des unités et des commandements sur une base républicaine et de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de notre Constitution. Pas une nouvelle recrue ne doit méconnaître la loi : nous vous le disons car,  trop souvent, même si ce n'est pas toujours le cas, ces forces de « l'ordre » opèrent hors les lois qui sont déjà trop ouvertes au n'importe quoi.
Vous devez vous engager à changer cette loi, à tel point sécuritaire qu'elle crée l'insécurité. L'équilibre entre les besoins réels pour une société apaisée est perverti par ses effets de toute puissance. La mort de Rémi et de nombreuses violences, à Sivens et ailleurs, avec insultes et grossièretés policières l'attestent.
Il faut interdire à la police et aux gendarmes (et à d'autres) l'usage des armes employées à NDLL, au Testet et ailleurs (grenades, flashball, etc) ou tout autre moyen disproportionné face à des manifestations pacifiques, non-violentes et non armées.
Vous avez dit que vous veilleriez personnellement à ce que la vérité sur la mort de Rémi soit connue, mais ceci n'empêche pas qu'il faut que vous examiniez sans broncher le fonctionnement de votre gouvernement.
La solution « politique » du règlement des problèmes économiques par des coups de matraque est une solution de régime autoritaire. C'est le chemin que nous avons voulu éviter en votant contre Sarkozy et pour vous. Mais le résultat sur les libertés est encore plus catastrophique.
Enfin, pour que vous puissiez comprendre le noeud de la confrontation nous vous suggérons au moins le livre "Petit livre noir des grands projets inutiles" paru en 2013, en vous indiquant la chose suivante. Au fur et à mesure que la démocratie élective décroit par désintérêt, mensonges et conflits d'intérêts  évidents (voir ANNEXE 2), croît l'engagement politique qui a prise sur le réel. Nous ne sommes plus à l'époque où le savoir et l'organisation sont dévolus à quelques uns. Les personnes veulent de plus en plus être maîtresses de leur avenir et agissent en conséquence là où elles sont.
 
En conséquence :
Nous appelons tous les habitants de l'Île de France à manifester  Dimanche 2 novembre à Paris et à converger vers toutes les gares à 14h00 pour aller de là à la place de l'Hôtel de Ville.
 
Nous appelons également  les autres villes à faire converger une manifestation nationale à Paris le W-End des 8-9 novembre. La décision précise est encore à prendre.
Cet appel est le reflet, à Paris comme ailleurs, de ce que disent les violences policières, où qu'elles soient, de ce à quoi a à faire face le changement qui essaie de grandir dans le monde, l'ordre ancien frappant , tuant pour conserver sa place.
M. Hollande : ne vous trompez pas d'ennemi. L'ennemi c'est le Front National.
Ces jeunes et moins jeunes, et pas seulement Rémi, que vous avez laissés attaquer, sont ceux qui construisent le monde de demain.
 
Les Indignés de Paris Réelle Démocratie Maintenant
 
ANNEXE 1:
 
Message relatif aux médias : nous souhaiterions que les médias aient beaucoup moins de partis pris. Il serait important que, pendant le passage des reportages à la TV, la violence des manifestations dans les rues arrive chronologiquement APRÈS celles des images des interventions policières constatées sur toutes les ZADs depuis quelque temps. Cet évènement tragique est le résultat d'une montée en puissance de la violence dont les médias sont en partie responsables du fait de leur autisme autour de ces sujets. Cette accélération n'est que l'aboutissement, très certainement voulu, d'une caste politico-médiatico-économique n'ayant de cesse de manipuler son bras répressif plutôt que son cerveau consensuel.
Oser dire devant les médias que l'arrêt de ce projet n'est le souci que d'une petite minorité sans avoir pratiqué de sondage de la population est une atteinte à la démocratie. Oser dire qu'il faut s'en remettre à la justice alors que tout dans ce dossier concourt à faire penser qu'il y a connivences et conflit d'intérêts est une insulte à la République. 
Suite au constat que ; le mandat de puissance absolue de cette 5ème république est une arme de destruction massive dangereuse, que nos responsables politiques ne savent maîtriser, qu'ils se considèrent de gauche ou de droite, il est grand temps de refonder cette république vieillissante appartenant à un deuxième millénaire de plus en plus distant. Pour obtenir un meilleur équilibre de la puissance et redonner le pouvoir au souverain légitime de ce pays, le Peuple, tout en évitant le dérappage de la bascule vers l'extrême droite, il est grand temps d'entamer le virage de la VRAIE RÉFORME, celle de la constitution.
 
 
 
ANNEXE 2 :
 
ARTICLE DE MÉDIAPART MONTRANT LES CONFLITS D'INTÉRÊTS avec la mafia PS pour gagner de l'argent sur le barrage
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Barrage de Sivens: agrobusiness, conflit d'intérêts et mauvaise gestion
29 OCTOBRE 2014 |  PAR NICOLAS BÉRARD

Le projet du barrage de Sivens se révèle être un savant mélange de conflits d’intérêts, d’alliances politiciennes et d’agrobusiness. Un précédent barrage, celui de Fourogue, promu par le conseil général du Tarn, illustre toutes les dérives de cette gestion locale. Les travaux du barrage sur la zone du Testet sont suspendus et Ségolène Royal, sortie de son silence, a convoqué une réunion mardi prochain.

Elle est enfin sortie de son silence. Ségolène Royal, ministre de l'écologie, a annoncé mercredi, à la sortie du conseil des ministres, avoir convoqué une réunion « entre les parties prenantes » mardi prochain 4 novembre, sans préciser si les opposants qui ont occupé la zone du Testet seront invités. « Il faut que l'on trouve une solution qui justifie l'engagement des fonds publics et européens sur des ouvrages comme ceux-là », a déclaré la ministre. De son côté, Thierry Carcenac, président socialiste du conseil général du Tarn, a annoncé la suspension sine die des travaux du barrage. Mais mercredi, dans un entretien au Monde (à lire ici), l'élu socialiste explique ne pas vouloir renoncer pour autant à ce projet.

Le pouvoir et les élus locaux tentent ainsi de désamorcer la crise grandissante que provoque la mort de Rémi Fraisse, ce jeune militant de 21 ans tué le 26 octobre lors d'affrontements avec les forces de l'ordre sur le chantier du barrage de Sivens. « On sentait que ça allait arriver… » Julie, zadiste de 37 ans, n'est guère étonnée par le drame qui a eu lieu au Testet. De nombreux manifestants avaient déjà été blessés et chacun, sur place, s’attendait à ce que les affrontements virent à la tragédie. Le décès de Rémi Fraisse, qui selon toute vraisemblance a été tué par une grenade offensive, n’est donc pas une réelle surprise pour nombre d'opposants : plutôt la confirmation qu’ils ont à faire face, depuis plusieurs semaines, à une réplique totalement disproportionnée des forces de l’ordre.

Pourquoi les autorités ont-elles déployé un dispositif aussi impressionnant de forces de l'ordre et pourquoi celles-ci semblaient bénéficier d’une telle liberté d’action ? Le tout pour un projet qui, selon les termes employés par les deux experts missionnés par le ministère de l’écologie, est tout simplement « médiocre »… La réponse se trouve dans un savant cocktail fait de conflits d’intérêts, d’alliances politiciennes et d’agrobusiness.

Image extraite d'une vidéo tournée par les manifestants.
Si les opposants, notamment le Collectif Testet, se sont aussi rapidement méfiés du projet du barrage de Sivens, c’est que les méthodes employées par le conseil général du Tarn, maître d’ouvrage, et la CACG (compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne), maître d’ouvrage délégué, ne sont pas nouvelles. L’étude du barrage de Fourogue, construit à la fin des années 1990, apporte un éclairage saisissant sur les abus constatés, ou à venir, concernant la retenue de Sivens. Car les deux ouvrages ont été construits sur un schéma tout à fait similaire.

Premier enseignement à tirer de ce barrage de Fourogue de 1,3 million de m3 mis en service en 1998 : il est beaucoup trop grand par rapport aux besoins réels des agriculteurs. Mediapart a pu se procurer un mail, daté du 18 octobre 2013, envoyé par le directeur des opérations de la CACG au directeur de l’eau et de l’environnement du conseil général du Tarn, aujourd’hui en charge du dossier de Sivens. Il y fait part de « la faible souscription des irrigations [:] à ce jour 269 ha au lieu des 400 prévus par la chambre d’agriculture ».

Ce surdimensionnement n’est pas sans rappeler celui dénoncé dans le cadre du projet de Sivens. Le Collectif Testet n’a dénombré que vingt exploitants susceptibles d’utiliser le réservoir de 1,5 million de m3 qui a été prévu sur la zone du Testet. Le rapport des experts, sévère dans son constat général mais néanmoins modéré dans son approche globale, estime pour sa part que le nombre de bénéficiaires est « de l’ordre de trente, et les préleveurs nouveaux environ dix ». On est loin des quatre-vingt-un exploitants annoncés par les promoteurs du projet.

Cette surestimation du nombre de bénéficiaires n’est pas financièrement indolore. Non seulement elle conduit à mener des travaux plus importants et donc plus chers que ce que réclame la situation, mais, en plus, elle engendre des déficits chroniques dans la gestion des ouvrages. C’est ce que vient de nouveau démontrer le précédent de Fourogue : dans son courrier, le directeur des opérations de la CACG explique que l’exploitation du barrage souffre d’« un déséquilibre d’exploitation important ».

Alors que les recettes nécessaires à l’équilibre de cette retenue sont estimées à 35 000 euros par an, les recettes effectives annuelles ne sont que de 7 000 euros. Résultat : après quinze années d’exploitation, la CACG déplore à Fourogue un déficit global de 420 000 euros. Pas d’inquiétude, néanmoins : la CACG et le conseil général se sont mis d’accord pour partager la note. S’adressant toujours à son collègue du conseil général, le directeur des opérations de la compagnie écrit dans un mail du 22 novembre 2013 : « Faisant suite à nos échanges en préfecture, je te propose de mettre un poste de rémunération de 50 % de la somme (…), soit 210 k€ correspondant à la prestation suivante : "Grosses réparations (15 ans)". »

La faiblesse des recettes s’explique aussi par un autre facteur : l’ouvrage de Fourogue n’a plus de véritable cadre juridique. En cause : l’annulation de la DIG (déclaration d’intérêt général), que les opposants ont obtenue en justice en 2005 suite à une longue procédure débutée avant le lancement des travaux. En l’absence de cette DIG, la CACG, qui a construit l’ouvrage, n’a pas pu le rétrocéder au conseil général comme cela était initialement prévu.

Pas de mise en concurrence

Le conseil général et la CACG ont-ils cherché à régulariser cette situation ? Une fois de plus, ils ont plutôt décidé de laver leur linge sale en famille. Le département a ainsi signé une petite vingtaine d’avenants successifs pour confier la gestion du barrage à la compagnie. Ce qui n'est pas franchement légal. Un rapport d’audit accablant sur la situation du barrage, daté de mars 2014, note par exemple que la signature de l’un de ces avenants « doit être regardée comme la conclusion d’un nouveau contrat entre le conseil général et la CACG. Ce nouveau contrat s’apparente à une délégation de service public devant être soumise à une obligation de mise en concurrence ».

Mais de mise en concurrence, il n’y a point eu… En outre, grâce à ces avenants, la compagnie d’aménagement gère le barrage depuis désormais quinze ans. Et, prévient encore le rapport, « une durée trop longue peut être considérée comme une atteinte au droit de la concurrence ».

La zone humide du Testet déboisée. Image extraite d'une vidéo tournée par les manifestants.
Lorsqu’il s’agit de la gestion de l’eau, la CACG devient vite, non pas l’interlocuteur privilégié du conseil général, mais plutôt son interlocuteur exclusif. Le rapport d’audit explique ainsi que « le contrat de concession d’aménagement a été signé entre le conseil général du Tarn et la CACG en l’absence de procédure de mise en concurrence conformément aux textes applicables aux concessions d’aménagement alors en vigueur. […] Or, la réalisation de la retenue d’eau constituait une opération de construction et ne pouvait donc pas faire l’objet d’une concession d’aménagement. Contrairement aux concessions d’aménagement, les opérations de construction pour le compte d’un pouvoir adjudicateur devaient déjà être soumises à une procédure de mise en concurrence. »

Grâce à ces « concessions d’aménagement », comme cela est encore le cas pour le barrage de Sivens, la CACG n’a pas à se soucier des concurrents. Il lui suffit de se mettre d’accord sur un prix avec les élus du département.

Pourquoi la CACG bénéficie-t-elle d’un tel favoritisme alors que sa gestion est contestée ?  Une inspection réalisée en janvier 2014 par les services préfectoraux préconisait par exemple certaines rénovations à effectuer sur la retenue de Fourogue. Par courrier, il a été signifié à la CACG que « le système d’évacuation des crues présente des signes de désordre laissant un doute sur la sécurité de l’ouvrage en crue exceptionnelle et nécessite des travaux à effectuer rapidement ». N’ayant reçu aucune réponse de la compagnie dans les deux mois qui lui étaient impartis, les services d’État ont perdu patience et lui ont adressé un nouveau courrier le 15 avril. Ils exigent alors qu’elle se décide enfin à « réaliser rapidement un diagnostic de l’ouvrage déterminant l’origine de ces désordres (…) et [à] mettre en place des mesures compensatoires de surveillance et de sécurité sans délai », ces deux derniers mots étant soulignés pour marquer l’urgence.

La solution finalement adoptée sera d’abaisser le niveau d’eau retenue. Ce qui ne pose aucun problème technique, puisque le barrage est beaucoup trop grand, comme l’explique en creux le courrier du responsable de la CACG : « Le volume consommé en année moyenne pour [l’irrigation] oscille plutôt autour de 200 000 m3. » Ils avaient prévu 900 000 m3…

Pour comprendre les liens étroits qui unissent le conseil général et la CACG, il faut se tourner vers le fonctionnement de cette dernière. Société anonyme d’économie mixte, son conseil d’administration est principalement composé d’élus départementaux et régionaux, pour la plupart des barons du PS local ou du parti radical de gauche. Le président de ce conseil, par exemple, n’est autre que Francis Daguzan, vice-président du conseil général du Tarn. À ses côtés, on trouve André Cabot, lui aussi vice-président du conseil général du Tarn, mais aussi membre du conseil d’administration de l’Agence de l’eau, qui finance la moitié du projet de barrage de Sivens (dans le montage financier, l’Europe doit ensuite en financer 30 %, les conseils généraux du Tarn et du Tarn-et-Garonne se partageant équitablement les 20 % restants).

On trouve ensuite des représentants des chambres d’agricultures, tous adhérents à la FNSEA, syndicat fer de lance de l’agriculture intensive. Aucun représentant de la Confédération paysanne dans ce conseil d’administration. Seule la Coordination rurale a obtenu un strapontin, mais ce syndicat se dit favorable au barrage. Pour compléter le tableau, siègent un administrateur salarié et des représentants de grandes banques. Des élus juges et parties, des partisans de l’agriculture intensive et des banquiers, chacun, ici, a intérêt à favoriser des ouvrages grands et onéreux.

 
Un chantier à marche forcée

Pour y parvenir, ce n’est pas très compliqué : les études préalables à la construction d’une retenue sont confiées à… la CACG, qui se base, pour (sur)estimer les besoins en eau du territoire, sur les chiffres de… la chambre d’agriculture, tenue par la FNSEA. Le conseil général, soucieux de la bonne santé financière de sa société d’économie mixte, n’a plus qu’à approuver, sans trop regarder à la dépense. Un fonctionnement en vase clos qui laisse beaucoup de place aux abus, et bien peu à l'intérêt général.

Exemple, à Sivens : compte tenu du fait que « la quantité de matériaux utilisables pour constituer une digue est insuffisante sur le site et, d’autre part, le coût des mesures compensatoires (…) et du déplacement d’une route et d’une route électrique », le conseil général explique dans sa délibération actant la construction du barrage que « le coût de l’ouvrage est relativement onéreux » – et encore, l’ouvrage était alors estimé à 6 millions, contre plus de 8 aujourd’hui. Pourtant, comme l’ont regretté les experts dépêchés par Ségolène Royal, aucune alternative n’a sérieusement été recherchée, et le projet a été voté en l’état par les élus. Pourquoi la CACG se serait-elle décarcassée à trouver un projet moins cher, alors qu’elle savait déjà qu’elle se verrait confier la construction de cette retenue ?

Il ne reste plus, ensuite, qu’à lancer les travaux, et vite. L’exemple de Fourogue a montré aux élus que, quels que soient les recours en justice, l’important était de finir le chantier avant que les délibérés ne soient rendus. Aujourd’hui, le barrage baigne certes dans l’illégalité, mais il existe…

Le 14 septembre, les manifestants ont eu un aperçu de l’empressement des promoteurs à boucler les travaux du Testet. Ce dimanche-là, ils s’attendaient tous à une mobilisation très importante de forces de l’ordre dès le lendemain. La raison : deux jours plus tard, le tribunal administratif de Toulouse allait rendre son délibéré sur la légalité du déboisement. Grâce à de solides arguments en leur faveur, ils avaient bon espoir que le juge leur donne raison. « Ils vont tout faire pour finir le déboisement avant le délibéré », estimait alors Fabien, un jeune zadiste de 25 ans, qui se préparait à voir débarquer en nombre les gendarmes mobiles au petit matin.

Affrontements le week-end dernier au Testet. Image extraite d'une vidéo tournée par les manifestants.

Ce fut finalement encore plus rapide : les escadrons sont arrivés dès le dimanche soir afin que les machines puissent s’installer sur la zone, et commencer à couper les arbres restants à la première heure. Le mardi, le tribunal administratif n’a finalement pas donné raison à France Nature Environnement, à l’origine du recours en référé : il s’est déclaré incompétent, tout en condamnant l’association à 4 000 euros d’amende pour « saisine abusive ». Mais, de toute façon, le déboisement avait été achevé quelques heures plus tôt. On n’est jamais trop prudents…

À marche forcée, le conseil général et la CACG entendent donc finir le plus rapidement possible le chantier de Sivens. Ainsi, les opposants n’ont jamais obtenu ce qu’ils souhaitaient : un débat contradictoire avec le président du conseil général du Tarn. Droit dans ses bottes, Thierry Carcenac (PS) n’a jamais pris le temps de les recevoir. Le premier ministre Manuel Valls a clairement exprimé son soutien au projet, ce qui n’a sans doute pas déplu à Jean-Michel Baylet, président du département du Tarn-et-Garonne mais aussi président des radicaux de gauche aujourd’hui si précieux à la majorité socialiste.

Pour que les travaux avancent, les promoteurs ont ainsi pu compter sur le soutien sans faille de l’État et de la préfecture, qui a mobilisé durant des semaines d'importantes forces de l'ordre. Les zadistes, organisés en « automédias », ont fait tourner sur les réseaux sociaux des vidéos prouvant les abus de certains gendarmes mobiles. Lorsqu’il s’est exprimé après le drame, le dimanche 26 octobre, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve s’est pourtant surtout attaché à défendre le travail des forces de l’ordre et à rejeter la faute sur « un groupe [de manifestants] extrémistes de 200 personnes environ ».

Cette course effrénée a déjà eu raison des experts du ministère, qui estiment que, « compte tenu de l’état d’avancement des travaux et des engagements locaux et régionaux pris avec la profession agricole », « il semble difficile » d’arrêter le chantier. La mort de Rémi Fraisse a mis un coup d’arrêt aux travaux. Mais pour combien de temps ? Deux jours plus tard, Thierry Carcenac n’avait pas du tout l’intention d’abandonner le projet : « L’arrêt total du projet de barrage à Sivens aurait des conséquences sur l'indemnisation aux entreprises. »

Son empressement à reprendre les travaux n'est pas anodin : rien ne dit que, comme pour Fourogue, la déclaration d’intérêt public du barrage de Sivens ne sera pas annulée en justice. Cette question fait l’objet de l’un des nombreux recours déposés par le Collectif Testet et d’autres associations. Et les délibérés pourraient ne pas être rendus avant deux ans.
 

FIN
 
 
La flaque de sang de Rémi assassiné par les forces de l'ordre à Sivens.
 
 
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Marche contre le fascisme et pour les libertés

 

Une très grande abstention a fait passer le Front National devant les autres partis tout autant décrédibilisés. L'abstention est l'acteur et le gagnant principal de ce scrutin, toutes générations confondues. Le FN obtient moins de voix en 2014 qu'en 2002 (93.374 de moins ! pour une population plus importante, donc proportionnellement encore moins représentatif). Certains l'ont quitté d'autres l'ont rejoint. Il n'a pas progressé. Il a régressé. Mais du point de vue du monde des partis et de leurs médias, c'est un évènement majeur. Parce qu'institutionnellement il est une menace

 

Nous souhaitons tout le mal possible à ce parti et appelons à un très large rassemblement contre ses idées le Jeudi 29 mai sur la place de la Bastille à 14h00, départ  à 15h00 pour l'Assemblée nationale

 Votants et non votants, venez de toutes les régions pour montrer au gouvernement qu'il fait fausse route.

 

 

On ne combat pas les marchés financiers en se soumettant aux règles des marchés financiers. Ceux qui ont joué avec la vie des gens en spéculant et provocant la « crise » de 2008 sont toujours là.

Le gouvernement, l'Assemblée, le Sénat et les hauts-fonctionnaires, ceux qui décident et ceux qui servent, tous, pas un ne doit échapper à la réflexion suivante et décider : « Qui a besoin d'argent et qui n'en a pas besoin. »

 

Pour stopper le FN et ses satellites, il faut abattre la folie des spéculateurs et des actionnaires qui extorquent l'argent qui ne leur appartient pas.

Leurs métiers doivent disparaître. Ceci peut être une mesure européenne. Il n'y a pas d'autre alternative au fascisme et à un FN dépassant, au 1er tour de 2017, les 50 % !

 

Quand le gouvernement demande à chacun de se serrer la ceinture, il demande aux citoyens de se soumettre, ainsi qu'à la représentation nationale elle-même de se soumettre.

 

La politique de la peur . Le seul moyen qu'une partie de la population a trouvé pour se faire entendre, c'est de faire peur aux gouvernants. Crier dans les manifestations n'a pas suffi ni sous la droite ni sous la gauche. Avez-vous peur  maintenant ?

 

Mais désormais, la politique de la peur a la possibilité de s'installer comme un outil politique dans les structures institutionnelles. C'est très grave .

43,5 % seulement de la population en âge de voter s'est déplacée : le vote FN (25%) ne représente donc pas plus de 10,75 %. Il n'y a là aucune raison de leur céder : comme en 2002 (2002 = 4.804.713 voix et 2014 = 4.711.339 voix). Comparé au reste de la population, le FN reste donc un facteur secondaire. Et le reste du sérail politique devient encore moins représentatif.

 

C'est la leçon fondamentale de ce scrutin : les gens veulent autre chose.

Dans cette situation le seul acte positif et responsable des élus actuels ne pourrait être que le basculement vers une nouvelle démocratie ET engager la transformation.

 

Quand le Président de la République appelait, peu avant le scrutin, à changer l'Europe pour surtout ne pas la quitter, il ne prenait pas la mesure de ses paroles. Non seulement parce que l'avis des citoyens ne parvient pas aux destinataires mais parce que, nécessairement, cela signifie changer les composantes de l'Europe, donc changer la France.

Lui qui a contribué avec son parti à enseigner durement aux Français que leur vote ne valait rien, en 2012 comme en 2005 (TCE), était très mal placé pour une telle injonction. 55 % des Français avaient voté contre le Traité Constitutionnel Européen le 29 Mai 2005 et, sa décision, en tant que secrétaire du PS, a été de trahir ce vote.

Ce Jeudi 29 mai en est le 9ème « anniversaire ». Bilan : aucune inflexion ni aucune leçon décidée dans aucune des institutions concernées.

La dépossession des décisions continue, avec en cours un TAFTA (suppression des barrières douanières UE-USA) négocié explicitement en secret : un pas de plus pour la technocratie des multinationales.

 

Dans le contrat de 1789, le compromis de la nuit du 4 août pour l'abolition des privilèges, était la souveraineté du peuple sur les choix du budget et de la politique. Ce n'était pas le servitude aux vautours. Ce contrat, vous (les gouvernants) l'avez rompu, de bas en haut de l'échelle.

 

La plupart de la population n'a aucun désir, qu'à cause de vous, de votre soumission, de votre faiblesse - ainsi que par la mécanique institutionnelle - le pays tout entier passe sous le joug des haineux assoiffés de pouvoir que sont les sycophantes de Marine Le Pen.

 

La France ne doit pas partir, à son tour, sur les traces hitlériennes des années 30.

Vous avez, pourtant, déjà opéré une telle tentative : une unité nationale factice sur le dos des Rroms, pensiez-vous à votre avantage (comme Sarkozy), offrant à la population le piège du bouc émissaire, prenant le risque et mettant en place une politique raciste, nationale et municipale (les expulsant de leur pauvres terrains vagues quand d'autres habitent les trottoirs).

Jetant l'opprobre sur cette infime partie de la population vous avez encouragé et donné libre cours à la haine puis, en substitut dérivatif, fusionné cette haine en y accolant leur culpabilité de la situation économique que vous-mêmes gérez avec complicité.

C'est vous, par un pas supplémentaire, celui de l'État, au-delà même de celui effectué par le FN, qui avez coulé dans le béton la possibilité de s'en prendre à une partie quelconque de la population plutôt qu'aux acteurs qui gouvernent les flux financiers.

Par cette généralisation de l'amalgame, vous êtes indignes, impardonnables. Honte sur vous Hollande et Valls ! Les mêmes ressorts, manipulés par Marine Le Pen, les réacs et les satellites qui frétillent avec elle, se retournent maintenant non seulement contre vous mais aussi contre tout le reste de la population française. Le mal que vous avez fait est maintenant ancré et profond.

 

L'avenir

La France n'aura d'avenir qu'en étant digne et démocratique. Pour remédier à la surdité institutionnelle et à la vôtre, un changement de République s'impose. Une nouvelle constitution doit être écrite par une Constituante, cette fois issue et choisie par tous les habitants.

C'est en eux que le pouvoir de décision demeurera. Non chez « des  représentants » qui ne seront plus des permanents ni décisionnaires mais seulement, et lorsque nécessaire, des envoyés révocables à tout moment s'ils n'accomplissent pas le mandat précis qui leur aura été donné par leurs assemblées locales où ils seront tirés au sort.

 

Ce système est un système de démocratie délibérative en assemblées de volontaires dans des assemblées locales physiques, discutant et co-écrivant les idées, les projets, les perspectives, la loi d'ensemble et les décisions collectives avec l'aide de logiciels collaboratifs et du réseau Internet les rendant ainsi accessibles à la participation de tous. Le gouvernement ne sera plus un gouvernement mais un exécutif de secrétaires effectuant les tâches demandées par la population.

 

Il est remarquable, éloquent même, qu'avec l'époque écoulée, les médias aient été des acteurs fidèles de la dépossession : 56,5 % d'abstention et pas un de ceux-là n'a eu de temps d'antenne ! C'est en soi le commentaire et la conclusion. Ce n'est pas une crise, c'est un système. Et ce système a vécu.

 

Les indignés Paris RDM http://paris.reelledemocratie.net contact  secretariatprisedelabastille@gmail.com

 

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