CR de l'Assemblée de réflexion du 28 Septembre 2013

  • Titre

    CR de l'Assemblée de réflexion du 28 Septembre 2013
  • Instance démocratique

    Assemblée Générale/Populaire
  • Corps

    ASSEMBLEE DE REFLEXION ET STRATEGIE DU 28 SEPTEMBRE 2013 - 15h30  à 18h45
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    Lieu
    A la caferia de la Maison des Métallos - (1er étage) 
    94, rue Jean-Pierre Timbaud 75011 PARIS, Métro Couronnes
     
    (13) Participants:
     Nathalie sin, SophieB, François,  Louis-Marie, Claudine , Isabel g, Enrico, Patricia kaj, Jacob, Alain, Macha, Vincent,  - Erick T  (informaticien de la constituante en marche),  Nathalie (de Miamiam) 
    -
     
    TRIBUNE
    Modération : Isabel G
    tour de parole: François
    Gardien du temps : Enrico et Louis-Marie (3 mn par prise de parole)
    prise de notes :  Nathalie miamiam, Sophie B, Erick T
     
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    ODJ consensué :
    =====
    1) Secrétariat : démission, fonctionnement, renouvellement
    2) Gratiferia:   bilan et effet sur le mouvement RDM
    3) Réflexion et stratégie du mouvement
     
    4) Fixer prochaine date d'Ag (13 octobre à 15h au même endroit)
     
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    1) Secretariat : démission, fonctionnement et renouvellement
     
    Isa (modération) : explique que Jacob a démissionné et qu'il faut renouveler le secrétariat.
     
    Louis-Marie: demande quelles sont les fonctions du secrétariat
     
    IG (modération) : lit l'article 4 de la charte de fonctionnement  
    (http://paris.reelledemocratie.net/node/1852) qui concerne le secrétariat : 
     
    "Le secrétariat a pour mandat impératif de :
    - Convoquer l'Assemblée générale
    Le secrétariat convoque l'AG conformément aux décisions de l'Assemblée générale précédente. Dans les plus brefs délais, il publie le rendez-vous, avec un pad pour préparer l'ordre du jour, sur le site du mouvement, et il envoie la convocation avec le pad aux commissions et groupes de travail.
    - Proposer un ordre du jour à l'assemblée générale.
    Le secrétariat propose à l'AG un ordre du jour en fonction des contributions des commissions, groupes de travail sur le pad.
    - Veiller à la réalisation du projet de compte-rendu (décisions et débats) de l'Assemblée générale.
    Un ou des preneurs de note désignés par l'assemblée, ou à défaut le secrétariat, réalisent le projet de compte-rendu.
    Ce projet de compte-rendu est ensuite envoyé au secrétaire qui le transmets sur pad aux participants à l'assemblée afin de recueillir le cas échéant leurs amendements. Ce pad est aussi mis en ligne par le secrétariat sur le site avec le rendez-vous à l'agenda de la prochaine AG. C'est seulement validé par l'Assemblée générale suivante que le compte rendu fait foi, il est alors publié sous sa forme définitive sur le site par le secrétariat dans les plus brefs délais.
    Les secrétaires, qui constituent le secrétariat, sont mandaté-e-s à titre personnel par l'Assemblée générale, jusqu'à l'AG suivante. Ils sont nommés et révoqués par plus de 50% des votes de ceux qui prennent part au vote. Une rotation est appliquée dans la mesure du possible.
    En cas de carence du secrétariat, n'importe quel membre du mouvement peut s'y substituer." 
     
    Rappelle aussi certaines fonctions précisées sur le guide du secrétariat rôle du tour de parole et modération  http://paris.reelledemocratie.net/node/1798
     
    Louis Marie : demande combien de personnes constituent le secrétariat
     
    Sophie : il faut deux personnes minimum
     
    Jacob : dit qu'il était tout seul de fait, et qu'il a démissionné parce qu'il en avait marre, qu'il avait eu des attaques personelles, que 2 personnes successivement qui devaient l'aider, désignées en assemblée, Quentin puis Emilie, ne l'ont pas fait et que ça fait un an que ça dure. Il insiste pour  rappeler que le secrétaire n'est pas le larbin des autres et qu'il a droit à sa vie privée.
     
    Nathalie : a eu des difficultés à joindre le secrétariat, ne maîtrise pas trop les PAD... les problèmes se sont résolus pour elle par téléphone et sms. Mais ajoute que les mails permettent de se retrouver, de faire le point.
     
    François : le travail du secrétariat est très lourd - il faut être 2 au moins au secrétariat
     
    Sophie B : pense que le travail est trop lourd du secrétariat, propose de recentrer le mandat du secrétariat sur l'invitation par mail à l'AG suivante ; en accord avec François sur le fait qu'il faut a minima deux secrétaires ; propose le tirage au sort au cas où personne ne se propose (tirage au sort non consensué)
     
    Sophie et François : indiquent que sur la Gratiferia on ne parle pas du bilan pratique mais du sens et de l'utilité de la Gratiferia.
     
    Enrico: il faut être deux secrétaires minimum ;  demande la simplification du site car pour s'y retrouver on se dirait au Pentagone. C'est assez compliqué de trouver les informations. Et il y a trop de listes mails.
     
    Alain : Combien de temps passe-t-on par semaine pour le secrétariat ?
     
    Jacob : Ça dépend, environ 2-3 heures.
     
    Erick : proposition de prendre contact avec Nico pour l'aider à gérer le site (Erick gère déjà le site :"la constituante en marche")
     
    Jacob : souhaite la présence du secrétaire à chaque réunion (AG, groupes de travail...)  ; Pas de consensus sur ça et  sur le tirage au sort proposé par Sophie car il faut que ce soit des personnes que l'on connaisse un peu.
     
    Isa : la présence du secretariat n'est pas obligatoire à chaque réunion si les CR lui parviennent.
     
    François : Pour l'envoi de mails par le secrétariat il n'y a pas besoin d'être 2. Là où ça pose problème c'est tout le reste du travail qui ne sera pas effectué et peut désorganiser le mouvement  (proposition de Sophie). Pense qu'il y a nécessité d'une préparation  préalable par le secrétariat des réunions, quelques jours avant, par exemple pour les ODJ, ce qui se faisait auparavant le Vendredi. Si on ne le fait pas avant, personne n'est au courant et personne n'est prêt pour les discussions.
     
    Isa G: explique que l'on est moins nombreux et que l'on s'est adapté à l'évolution de nos moyens, et que l'on utilise maintenant les pad
     
    Sophie : demande cloture du tour de parole, il est 16h10, Vincent s'en va à 16h30
     
    Isa G : demande s'il y a des volontaires pour le secretariat.
     
    Enrico : se propose uniquement si François est avec lui, autrement ne se propose pas.
     
    Sophie : on ne peut pas restreindre le secrétariat, c'est ouvert
     
    Enrico : explique qu'il veut être seulement avec quelqu'un qu'il connaît car a peur qu'il y ait sinon des conflits s'il se retrouve avec quelqu'un avec qui il ne s'entend pas ce qu'il a connu en tant que Président dans une autre association où ils ont dû faire des listes closes, faute de conflits.
     
    François : ok pour être secrétaire. Mais ce n'est pas limité. Est-ce que vous acceptez qu'on fonctionne comm'ça ?
     
    Isa G : relance l'appel à volontaire en précisant que d'autres personnes peuvent se proposer
     
    Erick  T se propose pour aider informatiquement les secretaires et  pour aider Nico au site RDM.
     
    Sophie : Le secrétariat c'est pour relayer les décisions prises ensemble.
     
     
    À 47' 31" du début de l'assemblée : pas d'autre volontaire et pas d'opposition.
     
     
     
    DESIGNATION COMME SECRETAIRES  PAR L'ASSEMBLEE AU CONSENSUS : Enrico, François + ...
    ... Erick : qui précise qu'il est désormais d'avantage disponible pour aider à l'adminstration du site, et qu'il peut également héberger le site RDM sur son serveur dédié OVH, au besoin.
    Il se propose de mettre en place des systèmes d'aide au fonctionnement RDM sur le site avec des logiciels.
     
    RAPPEL DU RÔLE DES SECRÉTAIRES
     
    • Inviter aux assemblées décidées ensemble
    • assumer les comptes rendus
    • Envoyer la convocation aux commissions gpe de travail et listes
    • Poster le CR sur le site ( accords)
    • Répondre avec objectivité aux membres par mails et veiller à ne pas générer des conflits entre les personnes (fausses rumeurs)
    • ne pas utiliser la messagerie pour véhiculer ses idées personnelles
     
     
    TOUS LES MANDATS DU SECRETARIAT SONT SUR LE SITE  : http://paris.reelledemocratie.net/node/1798
     
    • GRATIFÉRIA
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    Jacob: Il a remboursé 30 Euros à Nath pour les frais de vaisselle  (pour les 2 gratiferias du 14 juillet et 22 septembre: achat en 2 fois de 50 couverts complets, assiettes, couteaux, fourchettes, verres, serviettes) et il reste 5 euros dans la trésorerie. Il propose de passer le chapeau  en plein milieu de l'AR (assemblée de réflexion) : pas de consensus. 
     
    Sophie : propose de ne pas rentrer dans une discussion pratique où elle aurait des choses à dire, car ce n'est pas le thème aujourd'hui de l'assemblée de réflexion qui est plutôt ce que l'on veut faire ensemble mais sur le sens de la Gratiferia. C'est une action concrète très importante d'entraide qui permet d'avoir une cohérence par rapport à ce que l'on dit que l''on veut. On veut une autre économie, eh bien on pratique dès maintenant une autre économie. A vu que c'était très populaire, quand elle a collé à Belleville, des gens sont venus spontanément l'aider à coller les affiches ; ça touche les gens, ça leur donne confiance car il y a un acte concret qui est là et qui montre qu'on est pas juste sur des discours, on est aussi sur des pratiques concrètes et sympas. Après ce n'est effectivement pas suffisant, et il ne s'agit pas d'en faire une action humanitaire, mais vraiment un acte politique. Après, sur toutes les considérations pratiques, sur la question de l'argent et où va l'argent, aurait des choses à dire, mais les garde pour un autre moment.
     
    Nathalie insiste pour faire le bilan gratiferia, dans cette ag de réflexion
     
    Le reste des membres présents accordent d'écouter le bilan de miamiam, Sophie demande à nouveau à centrer le tour de parole de la gratiferia sur le sens de celle-ci et non sur l'aspect matériel.
     
     
     L'assemblée lui accorde 4 minutes.
    Nathalie : elle veut parler des dons avant, pendant, après. Sophie a aidé à la réalisation du travail, en transmettant les infos par mails, car Nathalie n'avait plus internet. IsaG a permis de voir qui vient ou pas et, prêt de la voiture par Louis-Marie. Aide de Jacob, pour respecter l'organisation. Don dans le partage de la nourriture pendant la gratiferia. La partie couverts a été financée par RDM, les couverts sont chez Nathalie et autres assiettes par des volontaires spontanés de la gratiferia. Nathalie remet les 50 nouveaux  couverts à IG pour préparer le goûter puis, IG remet tout le sac de  couverts à Nathalie pour préparer le banquet. Pendant la gratiferia, le don a été aussi dans le repas et le partage de nourriture. Elle trouvait ça très beau. Après la gratiferia elle a envoyé le lien internet et remarque qu'on n'arrive toujours pas à gérer la question des couverts qui sont toujours gâchés.
     
    Ig  la gratiferia n'est pas juste un amusement mais un outil pour Une  nouvelle conscience que l'on peut faire évoluer  depuis les enfants  jusqu aux adultes leur redonner confiance qu'ensemble tout est possible,  confiance de retrouver nos valeurs et principes perdus dans ce système,  retrouver notre côté humain. Cette action a permis de relancer le  mouvement.
    Propose de reprendre le thème matériel et le déplacer à une prochaine Ag plus spécifique pour faire un bilan plus approfondi de la gratiferia ...
     
     
    Clo : concernant les cotisations, des trois gratiferias qu'elle a vues, il y a toujours eu des gens pour apporter le pot de colle, le pinceau, des tracts en plus, des affiches, n'a jamais vu qu'il manquait quelque chose, ça a toujours été apporté, n'a jamais eu à savoir s'il y avait des remboursements, jusqu'à maintenant ça a toujours roulé bien, des dons se font, ne pense pas qu'il y ait un enjeu d'investissement.
    A trouvé super la dernière gratiferia, c'était un grand succès, c'était un quartier vivant, avec une vie de quartier, on a beaucoup affiché dans ce quartier, ça a permis d'avoir beaucoup de gens non militants, mélangé à des militants, et des gens qui étaient le plus dans le besoin, qui pouvaient prendre des choses, c'était très mixé au niveau population. Elle pense que c'était l'une des meilleures en terme de réussite. Cela a permis aussi de faire des liens avec plein d'autres mouvements : les incoryables comestibles, le collectif des engraineurs, les citoyens du monde, et puis certains qu'on avait même pas contactés se sont greffés à la gratiferia et sont arrivés. Il y a un point fort avec l'assemblée populaire, qui a permis aux gens de s'exprimer. On pourrait faire une assemblée populaire le 12 octobre après le rassemblement contre Monsanto. Par contre faire ce type d'action tous les mois ce serait trop lourd, ça implique réellement du boulot sur le terrain : tractage etc. Faire venir tous les mouvements tous les mois ce serait dur aussi. Mais avec des délais raisonnables, c'est quelque chose qui tout doucement permet de construire le mouvement...
    C'est la première fois qu'elle vient en assemblée, ressent beaucoup d'agressivité. " Je ne vois pas comment on peut construire quelque chose de positif avec un esprit négatif et  changer le monde ". il faut aussi changer la façon de parler, on peut exprimer un désaccord de façon humaine, empathique...
     
     
    5 secondes de silence.
     
     
    À 1h05' et 49" du début de l'assemblée :
     
    • REFLEXION ET STRATÉGIE DU MOUVEMENT 
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     RÉFLEXION SUR LA DÉMOCRATIE - Ce que dit RDM : 
      - Où en est on ?  
      - Que fait-on ? 
      - Où va-t-on ?
      - Quelle intégration par rapport aux autres actions des autres mouvements  et  assemblées en France (et dans les autres pays??)
      
     
    Erick : Comment RDM Paris s'intègre aux autres mvts RDM en France et dans le monde, comme Occupy, indignés, etc
     
    ig: nous avons reçu des indignés de Clermont-Ferrand et de Toulouse   venus vers Paris  qui nous proposent d 'aller les voir également : un échange plus humain que par mails !
      
      THÈMES DE RÉFLEXIONS :
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    Jacob : Je  suis venu à RDM parce que je pense que la démocratie est le  point  fondamental de l'échec du mouvement ouvrier à réaliser, en plus  d'un  siècle de luttes, ce que Marx avait proposé dans son manifeste.  Le  problème c'est que les tentatives ont débouché sur des défaites ou  sur  des dictatures catastrophiques. La façon de fonctionner de ces gens  était restée très hierarchique de façon très similaire aux sociétés qui  les  entouraient.
    Ce   document que j'ai présenté (envoyé par mail sur les listes RDM : (   "Utopie, RDM, 18 septembre 2013") est articulé sur plusieurs idées  ( il  est téléchargeable ici  https://docs.google.com/file/d/0B4bW6TwLqOwQVGh5dFdaNXRudTg/edit?usp=sharing )
        1°)  la  place de la démocratie  (avec thèse/antithèse) sur notre  héritage du  monde animal des systèmes hierarchiques. Ce que je dis ,  c'est qu'une  démocratie est réeellement humaine. Par contre, la  hierarchie est  héritée du singe.
         2°) On peut utiliser l'idée de démocratie comme fil d'analyse de   l'objet marchandise, objet de la vie courante; Comment ont-ils été   produits Par ex. un quartier. A cause de la ploutocratie régnante ont   aboutit à une architecture ploutocrate (Déf. Larousse de plutocratie :  "  Système dans lequel le pouvoir politique est dévolu aux détenteurs  de  la richesse "). Pas le droit vraiment de faire une maison, un  quartier,  une ville adaptés aux besoins.
         3°) Le processus de production des marchandises, où l'on passe toute   notre vie, notre temps, et, c'est là qu'il faut, à mon avis, installer   la démocratie, qui n'existe pas dans une boîte.
       De cette analyse j'indique  2 façons de faire qui pourraient être la srtatégie du mouvement :
            - où l'on doit agir
            - comment doit-on agir.
            Je dis : les actions militanes ET les élections.
            
     Dans  les actions militantes, l'objectif doit être de faire parler les  gens,  comme à la gratiferia ou suite à une manif. On doit se présenter  aussi  à toutes les élections possibles, en montrant aux gens une  démocratie  directe. Il n'y a pas un meilleur moyen de montrer une  démocratie  directe qu'en faisant une assemblée avant les élections, en  tirant au  sort une personne qui suit les ordres de l'assemblée à tout moment.
     
    IsaG  : Jacob, tu as déjà fait 6mn, tu peux reprendre la parole après, il  faut partager le temps de parole pour que d'autres puissent  aussi  parler. Qui peut faire le gardien du temps vu le départ de Enrico (on  l'a appelé au téléphone) ? 
     
    Louis-Marie : Ok pour faire le gardien du temps. 
     
    Alain,  à Jacob  :  Est-ce que tu envisages le suffrage universel dans d'autres domaines que celui actuel ?
     
    Louis-Marie : la gratiferia c'est une bonne chose. Si ça peut se maintenir c'est bien. Des assemblées, on en a toujours fait. Il faut une stratégie   pour développer le mouvement. Il faut se faire connaître. Propose de  rassembler tous les bénévoles.  Il est prêt à faire des affiches pour  faire des rassemblements de bénévoles sur toutes les places de France.  Avec le slogan "Ce sont les élus à but lucratif qui nous ruinent." 
     
    Nathalie   : Pour moi, la démocratie, à ce jour, n'existe pas. Donc quand je vois  une RDM ça m'attire. La gratiferia est une porte d'entrée, c'est par la  gratiferia  qu'elle a pu connaître le mouvement. C'est par le faire que  la démocratie peut réexister : comme à la gratiféria. "J'ai eu du mal à  trouver où était la démocratie réelle maintenant. C'est vachement  violent à l'asssemblée précédente et même ici. " Mais on a réussi à se  rattrapper et elle accepte de jouer l'exercice.
     
    Jacob   : il faut étendre le suffrage universel. Le suffrage universel est  dévoyé par la ploutocratie. Il y a 10 à 15 familles qui contrôlent  l'économie du pays. On ne décide pas de ce qu'on produit. La démocratie  doit rentrer dans la sphère du travail.
     
    François : quand on était à la Bastille, la plupart des gens ne savaient pas qu'il y avait un mouvement. Quand on était à la Défense, les gens ont dit : "ah enfin on vous voit". Ensuite, nous n'avons pas su mener des actions là où ça fait mal. Il y a 8/10 personnes qui pensent du bien de M Valls, et 6/10 qui veulent qu'il soit reconduit. 25% de la population voterait pour le FN. Se pose la question de l'efficience de nos actions par rapport au contexte. A l'aune de ce contexte, évalue à quasiment à rien le bilan de la gratiferia, même si c'est sympa. Ce n'est pas à la hauteur des problèmes qui vont entre autres se concrétiser dans les municipales. Il faut des actions significatives là où ça fait mal. Il y a eu déjà des condamnations pour incitation à la haine raciale. On pourrait lancer une action juridique contre M Valls pour ses propos. Là où les gens réagissent, c'est lorsqu'on parle pognon. Ils nous ont vu à la Défense parce qu'on mettait le doigt sur la finance. Ils ne nous ont pas vus à la Bastille qui est pourtant un lieu lié à l'histoire révolutionnaire et ça ne les intéresse pas. Outre l'individualisme, l'autre  valeur majoritaire, est l'argent. Il n'y a pas majoritairement de morale . Ce sur quoi nous pouvons nous appuyer, c'est 20%-30% maximum de la population, des gens qui ont encore un cerveau. Il ne faut pas se faire d'illusion, ce n'est plus des occupations qu'il faut faire mais faire barrage au FN, passer à un autre stade que l'occupation et la gratiferia
     
    Sophie : d'accord avec Jacob, sur le fait que le démocratie n'a pas été suffisamment prise en compte par le mouvement ouvrier (bien que non complètement absente de ce mouvement), d'où une hégémonie du léninisme. Par exemple, pourquoi il n'y a pas eu de révolution en France en 1945 ? Les conditions étaient réunies, mais les têtes du PC ont dit qu'il fallait contribuer à l'effort de reconstruction du pays, et les gens ont suivi les chefs par légitimisme. La démocratie c'est quelque chose de très important et on peut apporter quelque chose en insistant dessus. 
    Par contre, concernant la proposition de Jacob de se présenter aux élections : opposition totale. On était déjà en désaccord à la dernière AG. Cela dénaturerait complètement le mouvement. Le 21 avril 2012 on a fait une manfiestation "ils ne nous représentent pas", ce n'est pas pour vouloir nous représenter . Sophie comprend le mécanisme voulu par Jacob mais pense qu'il est naïf, car qui dit que les gens tirés au sort vont respecter leur mandat ? Autant dans la Commune, c'était dans le fonctionnement que les mandats étaient impératifs et révocables, autant là on est dans un système de mandatement représentatif. Même si Jacob veut exercer une sorte de pression morale pour que les gens élus par l'assemblée soient tenus par le mandat impératif, rien ne le garantit. La réalité est que cela a déjà été expérimenté par d'autres mouvements, et il y a des gens qui ne respectent pas ça et qui se trouvent aspirés... parce que c'est humain. Il ne s'agit pas de dire que les gens sont mauvais mais d'introduire les mécanismes collectifs permettant de réguler tout cela. Les élections seraient réellement un mauvais plan. De plus, on se ridiculiserait. 
    Ce mouvement aurait pu être un mouvement social, ça a commencé à l'êt                      re en Espagne. Cela aurait pu être un mouvement de masse, débouchant sur des grèves, et finalement cela n'a pas été le cas en France. Finalement, c'est plutôt devenu un mouvement culturel. Mais c'est aussi important, d'apporter et de diffuser une culture démocratique. Clairement on n'est pas sur les leviers matériels essentiels pour basculer, renverser la vapeur. On ne peut pas appeler à des grèves, on n'est pas sur les lieux de travail, on n'est pas sur les quartiers, on n'est pas sur les luttes des sans-logis, on n'est pas sur ces questions qui touchent au plus près la vie des gens et qui font que quand une lutte démarre en entraîne d'autres et tout s'enflamme. Mais on apporte un mode de fonctionnement démocratique, qui tend à l'être, on apporte un culture démocratique. Il y a une phrase de Gramsci qui dit : "le combat culturel précède le combat politique." Par rapport à des enjeux comme le FN, la gratiferia par exemple est une arme contre le FN, car cela permet de redonner aux gens confiance en eux, et en la possibilité d'avoir des relations de solidarité et des valeurs humaines. Quand à la gratiferia les gens disent merci, je réponds, il faut dire merci à tout le monde, parce que la gratiferia ne peut avoir lieu que parce qu'il y a plein de gens qui ne sont pas dans l'organisation qui participent qui apportent qui viennent prendre et qui contribuent, simplement par leur présence. C'est introduire des valeurs et leur donner un contenu concret qui peut commencer à faire changer les mentalités. A partir de là, de cette confiance que l'on peut redonner aux gens et à nous même, on peut construire quelque chose de plus politique, mais il faut d'abord commencer par le concret. Se lancer uniquement sur des activités politiques, juridiques etc, c'est juste être hors sol, si on ne construit pas à la base le concret, qui est directement en phase avec le quotidien des gens. 
    Il faut accepter que l'on ne soit pas devenu un mouvement massif, ce qu'on apporte même si ce n'est pas hyper visible, c'est de la diffusion lente mais sûre de la culture démocratique, c'est une sorte de laboratoire expérimental qui fait que l'on peut diffuser de la culture démocratique dans l'ensemble du mouvement social. Ce que l'on apprend ici on peut le réutiliser ailleurs, dans d'autres mouvements, et pour moi cela doit avoir valeur d'exemple, de référence, et c'est aussi pour cela que c'est important même si c'est chiant les histoires de secrétariat, de tour de parole. Cela participe d'un fonctionnement rigoureux, même si c'est laborieux, on essaye d'appliquer ici ce qu'on dit qu'on est, démocratique. Si ça foire ici je ne vois pas où ça peut marcher la démocratie. Si ça devient le bordel c'est vraiment triste. Si on est pas capable de respecter nous même ce qu'on définit comme un fonctionnement démocratique, c'est dommage car le mouvement peut réellement servir d'exemple. Cela peut paraître chiant de dire "on attend la décision collective", mais si on est pas fidèle à ça, à quoi ça sert ? 
    Sur le conflit, il ne faut pas penser qu'on peut arriver à l'absence de conflit. Anihiler l'autre avec qui on est en désaccord c'est ça l'absence de conflit. On peut toujours espérer arriver peut être un jour à la possibilité de consensus sur tous les sujets, mais le conflit semble dans le contexte actuel est assez inhérent aux relations humaines. Ce qui est important c'est d'organiser démocratiquement le conflit, dans le respect de l'autre. 
     
    ig:demande à sophie d' écourter afin que d autres puissent prendre la parole...
     
    Enrico: Le conflit est constructif. Concernant les élections, on n'est pas là pour ça. Avez vous vu ce qui s'est passé en Italie, le mouvement de Beppe Grillo est rentré au Parlement et il est en train de se défaire. Quand tu décides de  gouverner avec quelqu'un que tu n'estimes pas mais  tu penses que c'est moins pire tu trahis la ligne dictée par les électeurs ça ne plaît pas à une partie des élus  qui font sécession ou plutôt comme celà se passe maintenant le "chef" les exclut du mouvement . C'était un mouvement qui a un leader, ce qui n'est pas notre cas. La gratiferia permet de transmettre d'autres valeurs dans un monde ultra marchandisé. C'est une goutte que l'on jette à la conscience. Pourquoi ne pas en faire régulièrement dans les quartiers dans tout Paris et hors de Paris. Mis à part cela, que faire d'autre ? Des universités d'été ? On est pas encore assez adultes, on vient de naître, on se tâtonne. C'est vrai qu'on a fait beaucoup d'erreurs, matérielles et stratégiques ; style l'occupation des Innocents qui a fini par devenir un repaire uniquement de sdf. Ce n'était plus l'esprit de la Défense. On peut aussi faire des assemblées après les manifs organisées par les mouvements des ouvriers, profs, travailleurs... sur le thème de la manif. Le système détruit la culture humaniste, les sciences de l' homme lettre philo socio etc ne sont plus rentables : c'est à nous de les faire revivre.
     
     
    Alain : que pensez-vous du parti pirate allemand ? (ironie d'Alain)
     
     
    Erick : est contre le projet de monter un parti supplémentaire, les indignés, c'est la démocratie réelle, c'est un objectif final et non intermédiaire. Par contre, ce qui peut être réalisable, c'est de présenter nos revendications, pour amener les gens à se dire, les gens qui sont dans la démocratie souhaitent ça. Pour arriver à ça c'est pas forcément évident car il faut arriver à se mettre d'accord sur des thématiques communes et à faire ressortir ça. On voit que quand on débat à 10-15 personnes c'est pas évident... Il faut faire ressortir des idées communes. Il faudrait avoir un lieu commun où ces idées ressortent et une priorisation de ces idées par rapport à ce que pense l'ensemble de la population. Le seul moyen existant en dehors des réunions de travail qui sont intéressantes car ces idées en ressortent, c'est d'avoir un site internet où stocker ces informations. Il y a des choses très intéressantes qui sont dites par des personnes lors des manifestations, mais c'était sur des cartons qui disparaissent, sont effacées par la pluie ou perdus par l'embarquement des policiers... Par rapport à ce projet de site, il y a eu des oppositions sur l'anglais, mais c'est modifiable, et comprend la peur d'internet. Mais essayons de voir ce que ça donne. C'est juste un outil complémentaire avec les réunions de travail pour faire ressortir les idées. 
    Concernant la partie éducation populaire, tout le monde la fait au jour le jour. On a beau convaincre des gens dans l'immédiat, on se rend compte qu'ils sont rattrappés plusieurs jours après par les médias qui viennent leur polluer la tête. Des actions qui seraient nécesaires seraient de combattre ces médias, en ayant une force d'opposition dessus, en prenant la main, si on avait un moyen de temps en temps de dérouter la publicité, la télé, de faire passer des messages, un moyen permanent d'innonder les gens sur des idées, non pas pour les manipuler à la place des médias mais pour les amener à la réflexion, et leur indiquer ce que souhaitent toutes les personnes, les idées qui remonteraient d'un système démocratique... 
     
     
     
    Enrico: ça devait pas être le projet du site constituante en marche ?
     
    Erick : oui mais le système participatif n'est pas facile à mettre en place. 
     
    IsaG: tu parles d'un forum ? 
     
    Erick: plus qu'un forum, qui est un dialogue sans prioriser. Aujourd'hui il y  des logiciels qui existent pour organiser les idées et faire ressortir ce que souhaitent la plupart des gens. Exemple de logiciels : terragora, loumio, liquid feedback... Il y a des problèmes de langues à résoudre. 
     
    François : Sur la question "faire de la pédagogie", le long terme, bien sûr, c'est nécessaire. Mais on est en train d'éviter le front principal sur lequel on doit se battre. Bien sûr, faire ce qu'on peut, au quotidien, etc  Je trouve que ça, n'importe qui, qui ne s'est pas organisé, peut le faire.  Faut vraiment aller au-delà. On n'est pas nombreux mais on connaît des gens. Quand on a décidé sur les Quais St Bernard de lancer l'occupation de la Défense, on était une soixantaine et au final le nombre de participants a décuplé.  Il faut donc comprendre que ce qui est important pour les gens, ce n'est pas le nombre au départ mais les idées qu'on a projetées et qui leur semblent efficaces, dans un moment donné ... Donc il ne faut pas se défausser de ça. Faut pas revenir chaque fois en arrière. Et ce n'est pas grave si on n'y arrive pas, ce qui est grave c'est de ne pas essayer. Avant on faisait des assemblées populaires en fin de manifs, puis on a cessé d'en faire car nous étions démoralisés. La poposition de Jacob d'utiliser les élections , ce n'est pas pour créer un parti, mais c'est un outil comme un autre qui permettrait de porter dans le débat le thème de la DÉMOCRATIE DIRECTE. Et c'est aussi pour celà qu'il faut toujours faire des bilans  de ses actions, les évaluer, les mesurer à leurs effets dans la perspective de l'idée de la démocratie directe
     
     
    ig: cela ne peut fonctionner si déja entre nous n'arrivons pas à appliquer la démocratie, ni à attendre notre tour de parole,  comment peut on dire que si on crée un parti ou on s'unit au parti de décroissance cela peut marcher? (totale incompréhension)
     
    Nathalie : De ce que je pense de l'inexistence actuelle de démocratie, et de ce que j'ai pu voir dans les gratiférias : il faudrait partir de l'humain, que cela diffuse dans les esprits et se propage chez les gens - Moi, c'est la nourriture, une petite partie de ce dont a besoin l'humain et, maintenant je vais dans leur maison et ainsi cela se propopage.... car il faut aider les gens.  
     
    Jacob : Confirme l'idée de ne pas faire un parti mais de voir les gens et leur dire : venez en assemblée décider de votre sort et tirer au sort quelques  uns pour se présenter  sur une liste, et montrer à ce moment là comment on procède et le faire régulièrement.
     
    Nathalie : propose d'utiliser miam'iam pour véhiculer vos idées pour vous faire connaitre
     
    Clo cbh : Surprise d'entendre parler des élections ? Elle ne comprend pas ....car pourquoi rentrer dans le système ? Celà ne ressemble pas aux indignés ! Evoque actions de reconnaissance du vote blanc.
     
    Sophie : La gratiféria est l'élément qui relance le mouvement, on ne peut pas en tirer un bilan nul.
     
    Isabelle G : Quand on est fatigué on ne peut pas faire de grandes choses : il faut faire selon ses moyens pas au dessus de ses moyens car après on est déçu et on lâche tout...ig propose de former les volontaires en informatiques car beaucoup de diffcultés avec  l'utilisation du PAD. La démotivation est un problème interne de chacun et pas la faute des autres.
     
    Jacob : Re-confirme qu'on ne se présenterait pas comme un parti
     
    Sophie : il ne faut pas jouer sur les mots, parti ou pas parti, vous proposez de se présenter aux élections, et c'est ça le problème. J'ai fait une contre-proposition, puisque l'objectif n'est pas juste de s'opposer, je  renouvelle la proposition sérieusement : des assemblées municipales à mettre en place au moment des élections, en opposition aux conseils municipaux, en disant que ceux-ci ne nous représentent pas.
     
     
    Enrico ; Il faut séparer un Etat du peuple d'un Etat de l'élite. C'est pourquoi il faut étudier à fond ce qu'on peut faire pour le bien commun. Pourquoi ne pas travailler sur les biens communs : eau, instruction, culture, santé, logement, transports, énérgie, outils de communication. Le travail : lui ne le voit pas comme un bien commun.   l'AGORA 
    la proprieté de bien commun ne doit pas être aliénée ni au privés ni à lEtat mais être communautaire
    Nathalie :  la nourriture est aussi un bien commun?  
     
    Enrico : ça c'est difficile car il faut les producteurs. L'outil informatique ? pourquoi pas ? mais pas comme unique outil il faut aussi de l'humain, des liens, des contacts
     
    Clo Cbh : Ils veulent réglementer les graines et bientôt les jardins et le bien commun ce sont les graines. 
     
    Enrico :dans cette acception les graines rentrent dans les b.c.
     
    Patricia kaj : le travail est aussi un bien commun, nos ancêtres travaillaient dans les mines pour le bien de tous, etc..
    Enrico  : même chose que pour les graines "mémoire ", la mémoire du travail est un  bien commun mais le travail en tant que tel .... c'est assez discutable.
     
    François  : Le bien commun, bonne idée. Se battre mais comment. Il y a Monsanto,  ça fait des années et le Larzac, déjà, et y compris les expériences  démocratiques localisées comme Longo Maï. Mais le système est toujours là et encore plus fort, et encore plus fou.
    Il faut tenir compte des expériences qui ont existé et ce que ça a changé.
    Moi, je suis parti des Verts, ce n'est pas pour revenir dans un parti, ou alors je serai tellement dégoûté des indignés que j'irai dans un parti.
    Par ex. le parti pour la décroissance, n'a pas d'élus mais il se présente régulièrement et a fait passer l'idée de décroissance. Tandis que la démocratie directe, elle n'est absolument pas débatue. Les municipales sont un moyen, sans être élus, d'obliger les gens à débattre de l'idée. Et alors, ce n'est vraiment pas une question de nombre, c'est une question du besoin dans la société. On dit que les Français ne sont absolument pas conscients mais ils le sont sous différentes formes. Il y a un député MODEM qui fait une tournée à pied , et qui continue, sur tout le territoire,  et qui dit, en résumé, 2 choses : 
    1) Tous lui disent : il ne faut pas déformer les paroles qu'on vous raconte quand vous les répercutez.; C'est la 1ère exigence : être exact. Ils n'ont plus aucune confiance dans leur représentation politique.
    2) Ils disent tous , ça va péter, ça va péter, ça va péter ...
    Ce n'est peut-être pas la conscience directe du mode opératoire du conrôle de sa vie ou de la vie collective, mais c'est une solution (la D-D) qu'oin peut essayer, qui n'est pas complètement débile. C'est juste une occasion : ce n'est pas créer un parti. C'est lancer l'idée. On fait des Assemblées populaires à la fin des manifs (depuis le début) mais il n'y a toujours pas ce type de démocratie dans les syndicats.
    Ils ne l'ont pas parce que, pour qu'il y ait ce style de changement (ni au Parlement), il faut qu'il y ait un débat dans toute la société. Tu ne peux pas changer d'habitus, d'habitudes, de culture, comm'ça. Ce que l'on nous répète sans cesse, la démocratie (telle quelle) : on ne peut pas faire mieux. Il faut casser ça.
     
    Les campagnes : Moi ça fait depuis 1973 que je fais du militantisme. Tenir compte de ça. Ne pas recommencer ce qui ne marche pas. Ne pas reproposer ce que font déjà les autres groupes. Greenpoeace fait des trucs ... les Faucheurs ... et  à Paris, il y en a 2-3 par jour et ça ne mène nulle part. Le système ne change pas. Il y a de l'agit-prop inutile, on s'épuise dedans.
    L'essentiel de la structuration quotidienne passe par des décisions. On veut lancer le débat sur la démocratie en assemblées.
     
    Louis-Marie : Je fais du bénévolat depuis 30 ans et j'ai écrit un bouquin, disponible à la FNAC : "Le temps du bénévolat". J'ai été au PS, j'ai fait des reportages, des conférences, etc et avec d'autres copains on a décidé de former une association qui voudrait faire pression sur les élections en présentant des candidats mais de façon bénévole et prendre le pouvoir, pourquoi pas, mais de façon bénévole. Il y a 13 millions de bénévoles en France.
    Je trouve que la gratiferia permet d'avoir un point de chute dans des lieux communs. Et notre asso va imprimer et distribuer un maximum de tracts intitulés "Rassemblement des bénévoles".
     
    Sophie : sur les campagnes, si ça ne reste que de l'agit-prop et que ça permet la diffusion des idées, c'est important mais ça ne permet pas assez l'organisation d'une lutte qui permet de créer un rapport de forces suffisant.
     Les éléctions : on en n'a pas besoin pour faire parler de la démocratie réelle. Il y a une guerre médiatique lors des élections, et de toute façon il faut s'émanciper de l'agenda politique. Et les élections c'est le moment de l'overdose. Cela pourrait être une occasion de lancer des assemblées de quartier, en faisant le lien avec des expériences historiques telles que la Commune.
    Aller aux élections, c'est typiquement perdre la confiance.  L'information est déformée entre l'émetteur et le récepteur. Imaginez l'occasion des médias : les indignés se présentent aux élections alors qu'ils sont contre la représentation.
    Je propose plutôt comme action politique de reprendre le thème "ils ne nous représentent pas"  comme en avril 2012. Je propose dans chaque arrondissement une assemblée la veille ou le jour des municipales, en alternative au Conseil municipal. On pourrait relancer l'idée des doléances, avec "ils ne nous représentent pas et "on veut des assemblées directes". 
     
    Patricia : Avez-vous discuté du texte de Jacob, moi j'ai souligné : "il s'agit de changer les 99%" : c'est du boulot. Ok avec Sophie : non aux élections; Et je pense qu'il serait intéressant de poser la question : qui sont les abstentionnistes ?
     
    Patricia indique qu'elle peut faire un nouveau court-métrage video avec la question : qui sont ceux qui s'abstiennent de voter (les Balkans sur nos années liquides)
    Elle donne en référence le film : "Le joli mai" datant de 1962 mais qui n'a pas pris une ride. L'interview de deux ingénieurs est très intéressante : il y est dit que le travail ne serait plus réellement nécessaire et que ce serait simplement désormais (grâce à l'état du progrès) un instrument politique pour maintenir les gens dans un labeur quotidien.
     
     
     
    FIN
     
     
     
     
     
     
     
  • Auteur

    francois
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