CR du groupe de travail sur les minimas

  • Titre

    CR du groupe de travail sur les minimas
  • Instance démocratique

    Commission Logistique
  • Corps

    Compte rendu ALB(*) du Groupe de travail sur les minimas le 27/7/2011, Richard-Lenoir.

    Facilitation : Mathilde.
    Tour de parole : Jean-Baptiste.
    Notes : Christophe, Michèle, marc_t.

    (Ndt : - Synthèse - (voir aussi & minis Pepe en bas de page)
    Mettre la oeuvre la démocratie, la vraie, maintenant, et la garder comme une priorité,
    c'est un minima très exigeant. A tel point que la formulation des minimas parisiens, en tant que plateforme de revendications, est plus freinée par la richesse et la diversité des sujets d'indignation que par la diversité des opinions.
    Ne demeurent, en résumé, que les valeurs portées par la démocratie.)


    Wani : Qu'en est-il des travaux dans les autres pays et les autres villes ?

    (Ndr : résumé des) minimas en Espagne  :

    • Fin des privilèges des politiques, des banquiers et des grandes fortunes
    • Salaires dignes et qualité de vie pour tous.
    • Services publics de qualité
    • Droit réel au logement
    • Liberté et démocratie participative
    • Environnement respecté

    (Ndr : relecture commune du manifeste initial pour en extraire) Les Buts

    • Une révolution éthique, c-à-d fondée sur les valeurs
      La réduction globale des inégalités
      Le bien-être de la société
      La protection de la planète, arrêter le gaspillage des ressources

    Jean-Baptiste : nos valeurs, en résumé :

    •  Pas de chef
    •  Pas d'exclusion
    •  Pas de parti
    •  Pas de violence

    Harout : Pas d'exclusion. Celà signifie aussi qu'il ne serait pas normal d'exclure quelqu'un qui porte le voile.

    Philippe : Les minimas sont des revendications, pas ce qui pourrait faire l'objet d'une charte.

    Mathilde : On n'est pas dans le temps de faire des revendications.
    Par exemple, à 40, nationaliser les banques ... Reste qu'à 40, on peut expliquer le pourquoi.
    (Ndr : 40 = taille du groupe à ce moment là)
    Il faut bien voir que les minimas, ce sont des points sur lesquels on ne reviendra jamais.
    Le pacifisme, pas d'exclusion, le respect, l'écoute, etc ... N'importe quel groupe doit pouvoir prouver Sces valeurs pour pouvoir se revendiquer du mouvement.

    Michèle :
    Les revendications on verra après, Il faut commencer par une approche globale du contexte historique et géopolitique, qui englobe la situation sociale.
    La non violence, ce n'est pas que le pacifisme. le pacifisme s'oppose à la guerre. La non violence aussi mais c'est une méthode d'action et une stratégie.
    La non-discrimination, ? une oui-égalité ?

    Wani : (Ndr : intro parodique) Apartisan, apartidaire, c'est bien : On va pouvoir se taper dessus pour savoir ce que ca veut dire ... Non violent.
    Les revendications, il faut commencer maintenant à les travailler en contact avec lees autres pays, les autres villes, ...
    L'expérience, par exemple, au Pays basque, il y a plein d'endroits où se font des trucs auto-gérés.
    On est un mouvement de création : On n'a pas la solution, on la cherche.
    Celà impose de se sortir de ce système consumériste qui nous emmène droit vers le gouffre.
    Le sujet est violent, nous on s'inscrit contre çà.

    Délia : Notre mouvement est spécifique, nouveau. Nous n'avons pas à avoir de programme, pas besoin de ligne à suivre. Il nous faut ne pas avoir peur du vide, seul ce vide permet la liberté. C'est une démocratie projective, ou l'on est capable d'avoir du vide et de le gérer.

    Par exemple, le tract de la commission économie, diffusé lors de la dernière action devant la bourse, qui contenait un vrai programe économique, signé du mouvement, ca me gène.
    C'est dans l'ensemble des projets économiques que l'on pourra construire, au fur et à mesure un vrai programe économique, avec de la liberté et de l'autonomie.

    Jean-Baptiste : Dès qu'on est dans la revendication, on a besoin de précision. Là on va devoir changer, ce peuvent être des revendications locales.
    Attention à ne pas mettre sur le même plan l'alcool et la non violence, ce dernier point est essenciel pour le mouvement.
    Pour ce qui est du consumérisme, moi je ne suis pas contre, Je n'ai probablement pas la même définition du mot.
    Le problème du pouvoir, c'est quand en découle le sentiment de se croire supérieur aux autres, le syndrome du chef. La supériorité de la démocratie c'est que les mandatés sont au service du groupe. C'est la base de notre égalité démocratique. Apartisant semble paradoxal, nous sommes partisans, de la démocratie.

    Phil_r : trouve le débat, stérile, préfère les actions.

    Délia : Maintenant les minimas, comme on les respecte depuis 2 mois, alors on sait pourquoi !

    Jean-Baptiste : relève la difficulté de faire une synthèse.

    Harout : Est-ce que les buts et les règles font partie des minimas ?

    Wani : Est-ce que les minimas c'est ca !? Je ne suis pas là pour ça.

    Luis : Pas boire, pas fumer, c'est pas des minimas

    Hugo : On a un but : une réelle démocratie. Les revendications politiques, c'est autre chose. Le fait d'avoir une charte éviterait de revenir sur la façon de faire du mouvement, c'est dans l'explication de cette façon de faire qu'on trouve les minimas.

    Délia : Les minimas, c'est les conditions minimums d'exercice d'une réelle démocratie.

    Philippe : L'ouverture, ca peut être de venir faire du vélo ou autre, si c'est en suivant les principes du mouvement, ca peut représenter le mouvement.

    Délia : Bon, on y va : <-> Démocratie = je veux gouverner, moi aussi :)

    Hugo, Nathan, Wani : (Ndr : tour rapide)
      - Besoin de distinguer les règles de fonctionnement des revendication.
      - Quand on dit que nous ne sommes pas un parti, ca recouvre

    •   - Il n'y a pas de droit d'adhésion
    •   - Que nous refusons les méthodes des partis,
    •   - Que nous refusons leurs programmes tout faits, écrits par seulement une minorité
    •   - Que nous excluons les banderoles ou étiquettes publicitaires des partis
    •   - la partialité de leur conception de la démocratie


    Paquita : Ce travail va nous servir à nous présenter aux autres groupes, par ex. le 15 octobre.

    Philippe : Soulève un problème/paradoxe de lier a-partisan et non-violent.

    Jean-Baptiste : Dans notre mouvement, il n'y a pas d'intérieur ou d'extérieur. Ca se rapproche de la définition d'un parti par Benjamin Constant
    Dans les formulations "pas de chef, pas de parti, pas de violence, ... ", ca fait beaucoup de points en négatif, mais respect.

    Délia : Ne pas tout figer. Une proposition, un minima, si cà ne va pas, on peut toujours en changer.

    Paquita : Pour moi, ce qu'il y a de plus important, c'est la liberté de choisir, de prendre des initiatives, c'est ce qui est important dans la démocratie.

    Philippe : Si quelqu'un va voir un journaliste, il faut bien que quelqu'un nous représente
            (Echanges sur l'antinomie de la  représentation de fait du mouvement sans mandat autre que de porter sa propre voix)
    Philippe : Bon, il nous faudrait faire un texte, pour ceux qui passent à la radio
           (Echanges sur le mandat impératif)

    Wani : Dans les minimas, il ne faut pas qu'apparaissent les revendications, après des revendications, il y en a beaucoup ...
    Non violents, y compris moralement !
    Le respect, c'est celui des valeurs de la démocratie, qu'on retrouve dans les rôles autour du micro, le facilitateur, etc ... le respect du tour de parole.

    Hugo, Ivain, Jean-Baptiste, Wani, ... : (Ndr : tour rapide)

    • - Besoin de toujours différencier les idées des personnes, on ne fait pas d'attaque à la personne, seulement aux idées.
    • - Dans le respect, il y a plein de trucs à mettre dedans.
    • - Le respect ? Oui, d'abord de la réalité !
    • - Le groupe aide les gens à évoluer, personnellement, j'ai appris plein de choses.
    • - L'écoute, L'empathie ...
    • - Seule la vérité est révolutionnaire !
    • - Tiens, quelqu'un l'a déjà dit
    • - Qui ?
    • - Lénine
    • - Ah ! ok. :(
    • - Comment on dit vérité, déjà, en russe ?
    • - Pravda ...
    • - bug !

    Ivain : Minimas ? Pas sûr qu'on soit assez pour les dire. Quand enfin les gens viendront sur l'agora, ils choisiront ce qu'il voudront.
    En attendant, exclure quelqu'un qui serait, par exemple accro au canabis, ce n'est pas une raison, ca reste de l'exclusion.

    Phil_r : propose de faire du porte à porte avec un calendrier des indignés comme les pompiers.

    Hugo : Vendre des calendriers ? Pourquoi pas ? Bonne idée que de se donner les moyens !
    - Il faut au moins dire qu'on ne confisque pas la parole.

    Pakita : transmet le RV pour demain : Groupe de travail, Démocratie et réseaux sociaux.

    Tentative de synthèse : (En parallèle à celle de Wani)

    • Si nous sommes partisans d'une vraie démocratie, nous ne sommes pas un parti.
    • Nous sommes librement ouverts à tous.
    • Nous affirmons notre complète indépendance vis à vis de tout groupe,
    • qu'il soit religieux, politique, syndical, ou associatif.


    Luis : Pourquoi ne pas simplement dire que chacun ne vient qu'en tant que citoyen ?

    Clôture du tour de parole, poursuite des débats non formels.

    Minimas envoyés par Pepe :

    1. Pouvoir au peuple maintenant, démocratie réelle maintenant, contrôle citoyen et horizontal sur les prises de décisions ; Citoyenneté pour toutes et tous, quelque soit la nationalité.
    2. Mettre en place les moyens et les droits garantissant l'existence, le respect et la dignité de chacun afin de permettre l'exercice d'une citoyenneté effective.
    3. Faire primer les êtres humains et le respect de la nature sur les intérêts économiques ; Pouvoir choisir la société, le monde, la mondialisation dans laquelle on vit.
    4. Mettre fin aux politiques d'austérité. Faire des audits citoyens des dettes publiques, (Ndt : en distinguant les dettes odieuses). Séparer les banques de dépôt, d'affaires et d'assurance. Contrôler politiquement la création monétaire. Empêcher le financement de l'épargne par la fausse monnaie.


    Luis transmet la proposition/propose? d'une courte scène muette :

    • Trois personnes lisent chacun leur journal.
    • Arrive un quatrième personnage qui tente de lire par dessus l'épaule de chacun d'eux tour à tour.
    • Chacun se détourne ...
    • Vient le moment où, agacés, ils lui lance le journal à la tête ou l'en fouettent.
    • Puis s'éloignent.
    • Lui, toujours muet, ramasse les journaux à terre et les utilise sous son vêtement,
    • (comme l'on se fait un coupe-vent).


    Notes : (*) ALB = à la bourre.

  • Auteur

    marct
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