Dans les quartiers cossus, sérails et tours d’ivoire

  • Titre

    Dans les quartiers cossus, sérails et tours d’ivoire
  • Corps

    Dans les quartiers cossus, sérails et tours d’ivoire,
    Lieux où, d’ordinaire, réside tout pouvoir,
    Là où, sans bruit, s’endorment, bien sur leurs deux oreilles,
    Ceux qui, de tant d’autres, ruinent jusqu’au sommeil,
    Là où, Lucre et Luxure se donnent en spectacle,
    Et où, avec nos vies s’amusent des cénacles,
    Au sein donc, disais-je, de ces superbes murs,
    Résonne récemment, ce qu’on prit pour murmure,
    Et qui par les semaines, s’en allant grandissant,
    S’avère être le son des peuples rugissant.
    Prête-lui ton oreille au lieu de t’étonner,
    Tu comprendras alors, pourquoi cette jeunesse,
    Voit son sang frais frémir, s’agiter, bouillonner,
    Et pourquoi donc elle rit dans toute cette tristesse.
    Un nouveau mouvement parmi nous prit naissance,
    Ignorant les frontières, bousculant les nations,
    Et donnant libre cours à son indignation :
    Cette foule est sa force, sa fougue est son essence.
    Viens retrouver ta voix, viens recouvrer tes droits :
    De la Banque ou la Bourse, ils peuvent être les rois,
    Ils peuvent être coiffés de couronnes ou de tiares,
    Ils restent une poignée, nous sommes des milliards.

    H

  • Auteur

    cecila
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