communique de presse 17/12/2011

  • Titre

    communique de presse 17/12/2011
  • Instance démocratique

    Commission Communication
  • Corps

    Le campement des indigné-e-s à La Défense avait résisté à la tempête, il a été dévasté par la Police. Des arrestations et gardes à vue, sans suite. Aujourd'hui, le campement est en cours de reconstruction.

     

    Vendredi 16 décembre, après le passage de la tempête Joachim dans la nuit, la police a expulsé à 6h30 du matin une dizaine de campeurs dormant légalement sur le parvis de La Défense ainsi qu'une vingtaine d'autres indigné-e-s qui s'étaient réfugié-e-s en sous-sol.

    Réveillé-e-s brutalement sous la menace de flashball, les indigné-e-s ont été forcé-e-s de prendre le RER et ont été escorté-e-s à l'intérieur de Paris. Une indignée sommée de s'extraire de son sac de couchage alors qu'elle était à demi-nue n'a pas été autorisée à se rhabiller et a dû se déplacer ainsi sous le regard des passants. De nombreuses affaires personnelles ont encore une fois été saisies sans motif.

    Réfugié-e-s dans la Maison de l'Architecture de Nanterre, les vingt-deux indigné-e-s qui l'occupaient ont été arrêté-e-s, puis placé-e-s en garde à vuepour "dégradation de biens en réunion".

    Vers 13h, les indigné-e-s qui s'étaient rendu-e-s sur le campement dévasté ont été encerclé-e-s et privé-e-s de leur liberté de circulation pendant une heure. Une personne qui cherchait à filmer la scène avec une caméra a été menacée et ses images ont été effacées par la police. 

    L'avocate des interpellé-e-s a auditionné les personnes placées en garde à vue au commissariat de Nanterre. Elles ont toutes été relâchées vers 19h30, sans charge.

    Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont contribué à leur libération.

     

    Depuis le début du campement de La Défense, indignés, passants et presse ont pu constater régulièrement les abus suivants :

    Interventions des forces de l'ordre rarement précédées de trois sommations, privation de la liberté de circulation, blocage de certains rassemblements même lorsqu'ils sont déclarés en préfecture, indigné-e-s pacifiques matraqué-e-s, gazé-e-s, chargé-e-s, blessé-e-s et parfois hospitalisé-e-s. Gardes à vues sans motif. Destruction d'équipement, de livres, de documents, de vivres, de médicaments, de pansements, d'une "œuvre d'art déclarée", d'affaires personnelles saisies, interdiction d'utiliser des éléments matériels déclarés pour s'abriter, tentative de chantage et manipulations en vue d'obtenir l'engagement de ne plus revenir sur les lieux, refus d'enregistrer les plaintes des indigné-e-s, insultes, menaces notamment de mort... Empêchement de filmer ou de photographier, destruction d'images.

    Une action en justice est en cours concernant ces atteintes répétées aux libertés fondamentales. Nous vous tiendrons informés de la suite de cette procédure.

     

    Rendez-vous ce dimanche 18 décembre à 17h à Beaubourg, devant le musée (Métro Rambuteau) pour participer à une assemblée générale.

  • Auteur

    yannis
  • Sharethis

  • Vues

    Vues: 272